Fossile de poisson du Liban.

Dès l'Antiquité il existe des écrits qui parlent d’une présence de pierres en forme de poisson au Liban. Au 18e siècle des scientifiques occidentaux vont découvrir ces pierres et vont entreprendre des études sur ce phénomène. A l’époque Ducrotet estimait qu'il était difficile pour un poisson de demeurer entier jusqu'à sa fossilisation. Puis Agassiz fait une étude plus complète du système.

Peu de gisements dans le monde offrent une diversité similaire à celle des gisements libanais qui représentent une merveilleuse illustration de la Méditerranée d’il y a 100 millions d’années. Parmi les espèces de poissons, certaines existent encore actuellement, d'autres nombreuses ont disparu depuis plusieurs années.

Certaines espèces, comme les anguilles par exemple, sont apparues pour la première fois dans les gisements libanais. Il est intéressant de connaître la forme qu’avait les poissons à l'époque et leur mode de vie pour comprendre leur évolution.

A quelques kilomètres de la ville de Byblos (Jbeil) se trouvent Hagil, Hjula, et Ennammoura trois villages reconnus internationalement, grâce à leurs carrières qui renferment de merveilleux fossiles: poissons, crustacés, étoiles de mer, etc. L'état de conservation extraordinaire de ces fossiles est dans cette région presque unique et concurrence aisément avec les gisements du Monte Bolca en Italie, de Solnhofen en Allemagne ou de Green River aux Etats-Unis.

Les premiers fossiles sont apparus dans la mer Tethys (l'ancienne Méditerranée) qui couvrait une grande partie des pays méditerranéens et le territoire libanais, et ce, depuis 220 millions d'années. Les animaux fossilisés que nous retrouvons actuellement dans ces gisements vivaient, eux, en bordure de côte à de faibles profondeurs (entre 0 et 200 m) il y a environ 100 millions d'années, précisément au Cénomanien.

La présence de ces très nombreux animaux, conservés dans leur totalité (sans déplacement post-mortem) dans un même niveau, indique une mort subite et simultané. Ces décès s’expliquent par des pluies torrentielles, ainsi des animaux et des plantes microscopiques (le plancton) se sont développés à la surface de l'eau changeant parfois la couleur de la mer qui était devenue rougeâtre ou verdâtre. Un tel phénomène est connu actuellement sur certaines côtes et est appelé "fleur d'eau" ou "waterbloom". 

Poissons et crustacés vont de ce fait mourir brusquement et aller au fond de l'eau en très grande quantité. Les conditions de fossilisation à l'époque étaient très bonnes: le fond de l'eau ne contenait pas d’oxygène (c'est pourquoi on ne trouve pas de mollusques fossiles) et il y a eu un dépôt très rapide de sédiments sur les corps qui n'ont pas eu le temps de se décomposer. C’est-ce qui explique la qualité de leur conservation.

Mais comment ces gisements marins sont-ils apparus en haute montagne?

Du fait du déplacement des plaques continentales associé à un abaissement du niveau de la mer, les terres qui forment le Liban actuel sont apparues et les montagnes, notamment le Mont Liban, se sont formées. L'érosion a ensuite permis de mettre certains poissons à niveau, ce qui explique leur présence en haute montagne.

Les carrières

Les carrières sont la propriété de quelques familles, qui les exploitent pour en sortir les précieux fossiles. Des bancs de calcaire compact et brun sont sortis de ces carrières. Ces grandes plaques sont ensuite clivées pour permettre de découvrir les fossiles qu'elles contiennent.

Les poissons qu'on trouve sont d'une beauté surprenante et ont des couleurs attirantes (rouge, bleu, vert, brun…) qui s’explique par la présence de sels minéraux dans les sédiments.

Photos

Non contractuelles, chaque fossile de poisson est une pièce unique par sa couleur et sa forme.

Produit ajouté à la liste

En poursuivant votre navigation sur cristoni.com vous acceptez l'utilisation de cookies destinés à améliorer la performance de ce site,
à en adapter les fonctionnalités et à vous proposer des offres adaptées à vos centres d'intérêt.